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Le Glaucome

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C’EST QUOI ?

Le glaucome est une maladie de l’oeil qui provoque une diminution irrémédiable du champ de vision. Il est la conséquence de dommages au nerf optique. C’est d’abord la vision périphérique qui est touchée (voir images plus bas). La personne qui en souffre peut devenir aveugle si elle ne reçoit aucun traitement. Le glaucome est d’ailleurs la 2e cause de cécité dans le monde dans les pays les moins développés du monde, après la cataracte.

Le plus souvent, le glaucome est associé à la suite de l’élévation de la pression à l’intérieur de l’oeil (pression intraoculaire). Normalement, celle-ci ne devrait pas dépasser 21 millimètres de mercure (mmHg).

Le traitement chirurgical du glaucome a pour but de baisser la pression oculaire pour limiter la progression du glaucome. Il est actuellement indiqué en cas d’échec du traitement médical ou par laser, ou lorsque le glaucome évolue. La chirurgie de première intention s’adresse aux glaucomes très hypertensifs, rapidement évolutifs ou aux glaucomes juvéniles. Les procédures chirurgicales sont nombreuses, d’efficacité variable. Les techniques incisionnelles facilitent toutes l’évacuation de l’humeur aqueuse hors de l’œil, soit en restaurant l’évacuation physiologique par voie trabéculaire ou uvéosclérale, soit en ôtant ou en court-circuitant le trabéculum, lieu de la résistance à l’écoulement. Les techniques de cycloaffaiblissement, par différents moyens physiques, diminuent quant à elles la production d’humeur aqueuse. Le choix de l’une ou l’autre technique dépend essentiellement du stade du glaucome, du degré d’ouverture de l’angle iridocornéen (AIC), de la valeur de la pression intraoculaire (PIO), de l’état des tissus oculaires et des risques encourus à ouvrir l’œil. La trabéculectomie perforante et la sclérectomie profonde non perforante sont les chirurgies de référence de première intention, la sclérectomie étant préférée si l’angle est bien ouvert car elle entraîne moins de complications, mais toutes deux dépendent d’une bulle de filtration et de sa cicatrisation. Les autres chirurgies non perforantes et les chirurgies mini-invasives, qui limitent les manipulations tissulaires ou visent à restaurer l’écoulement aqueux physiologique pour s’affranchir des problèmes liés à la bulle de filtration, sont moins efficaces et réservées aux glaucomes modérés peu hypertensifs. En cas d’échec des précédentes techniques, les implants de drainage de l’humeur aqueuse vers les espaces sous-conjonctivaux postérieurs sont des alternatives aux techniques d’affaiblissement ciliaire, ces dernières étant réservées aux glaucomes évolués et/ou pour lesquels l’ouverture de l’œil n’est pas recommandée. Dans tous les cas, le pronostic chirurgical est meilleur si le glaucome n’est pas trop évolué et si les tissus sont peu remaniés.

La chirurgie est standardisée mais son succès dépend des capacités de cicatrisation des tissus qui varient d’une personne à l’autre. Il n’est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès de l’intervention. Après l’intervention, il se forme une « grosseur » le plus souvent située sous la paupière supérieure, appelée « bulle de filtration » qui correspond à la zone d’évacuation de l’humeur aqueuse. Elle va cicatriser et se modifier sur plusieurs semaines. Des visites de contrôle sont nécessaires et fréquentes dans les suites de l’intervention pour surveiller la cicatrisation qui peut être défaillante dans 20% à 30% des cas et nécessiter des soins spécifiques réalisés soit en consultation soit au bloc opératoire (sutures additionnelles, injections de substances anti-cicatrisantes, ablation des fils de suture au laser ou à la pince). Les soins locaux habituels sont réduits à l’instillation de gouttes et /ou pommade durant plusieurs semaines, ainsi qu’au port d’une protection oculaire.
L’activité professionnelle, l’utilisation de machines ou instruments dangereux, la conduite automobile et les activités sportives sont déconseillés pendant une période limitée qui sera définie au cas par cas par votre chirurgien. Une gêne visuelle est fréquente après l’intervention, souvent modérée, plus ou moins durable, liée à l’intervention elle-même, aux collyres ou encore aux fils de suture : vision trouble, éblouissement, larmoiement et secrétions au réveil modérés, sensation de sable, œil discrètement sensible au toucher ou lors des mouvements oculaires, discret œdème de la paupière supérieure lié aux sutures. La baisse de la tension oculaire est généralement obtenue dans 75% des cas après l’opération pour une durée variable qui dépend de la cicatrisation de la bulle. Dans un certain nombre de cas, il est nécessaire de reprendre l’utilisation de collyres antiglaucomateux, voire de ré-intervenir chirurgicalement. Après l’opération du glaucome, une surveillance reste indispensable à vie, au rythme qui sera déterminé par votre ophtalmologiste, car le glaucome est une maladie dont l’évolution peut se poursuivre même en cas de normalisation de la pression oculaire notamment si d’autres facteurs (circulatoires en particulier) interviennent.

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